Les joies du VE: Leaf 40, E-Pedal et embouteillages

12h50 ce vendredi d’automne légèrement pluvieux, la Leaf 40 N-Connecta chargée à 100 % annonce 269 km d’autonomie en ECO. Avec 17°C on a pas vraiment besoin de chauffage, ah merci les sièges et le volant chauffant 🙂

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Je me cale au creux du siège avant et écoute attentivement les explications de Cedric TENE de Nissan Laudis Automobiles – Labège.

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L’accès aux sièges est facile, les genoux ne vont pas chercher la jante du volant, m’obligeant à contorsionner mon mètre quatre vingt quatre. Bien aidé en cela par le volant à méplat qui apporte une touche esthétique supplémentaire.

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les genoux ne vont pas chercher la jante du volant, évitant des contorsions à mon mètre quatre vingt quatre

La perception d’ensemble est assez agréable et je me sens tout de suite bien à bord.

Tout paraît visible, accessible, l’ergonomie d’ensemble me va bien.

Oui, j’écoute les explications de Cédric, surtout pour cette histoire de frein électrique qui remplace le frein à main. Vous savez bien là…cet espèce de bidule en plastique qui prend tant de place entre les sièges avant des véhicules du siècle d’avant.

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Pas de levier de changement de mode non plus! Ici c’est l’amie molette le sélecteur de mode bleuté que j’aime tant

Pas de levier de changement de mode proéminent non plus!

Il faut dire que avec l’amie molette le sélecteur de mode bleuté que j’aime tant et qui est hérité de la toute première Leaf, on se demandait encore si on ne pouvait pas gratter encore un peu de place.

Et voilà enfin c’est fait!

Maintenant il n’y a plus qu’à mettre un vrai accoudoir avec sa fonction vide poche.

Parce que là ça manque un vrai rangement supplémentaire à fermeture et plus pratique.

Bon déjà comme accoudoir, ça va pas mal.

Tiens voilà que Cédric me parle de l’e-Pedal, actionnable via une touche bleue.

Vous pouvez voir ce que ça donne avec cette vidéo Nissan assez parlante bien que en anglais:

Nissan Leaf E-Pedal

Dans les faits et pour l’avoir testé ici un après-midi durant, c’est…le pied!

Allez hop! Départ en marche arrière.

Je profite de la caméra vue d’oiseau (en français dans le texte) et des radars de recul ainsi que d’un système qui me prévient si un piéton ou tout objet roulant vient dans ma direction et si oui de quel côté.

L’angle de la caméra pourrait être un peu meilleur mais là ça ira.

La Leaf glisse en douce et se signale aux piétons d’un son que vous pouvez entendre dans la vidéo ci-dessous:

Cette vidéo date de Janvier et vous avez droit à l’apparition en guest star de Sarah, qui faisait alors également la démo d’une charge rapide.

Mode ECO et E-Pedal enclenché direction le quartier des pradettes en passant exclusivement par les rues de Toulouse et en évitant au maximum la rocade Toulousaine complètement engorgée déjà à cette heure.

J’appréhende un peu je dois l’avouer, plus habitué aux à peine plus de quatre métres de ma Honda Jazz habituelle. cette Nissan Leaf là fait quatre mètres quarante neuf soit une bonne quarantaine de centimètres supplémentaires.

La direction est assez informative et puis dès les premiers dos d’âne et autres ralentisseurs, je retrouve le sourire.

Parce que là vraiment le confort est très bon.

Dans ce cas déjà la Jazz ne peut pas lutter.

Silence de roulement et amorti doux là où la Jazz qui a pourtant une très bonne capacité à prendre les virages au cordeau et une excellente tenue de route, le fait payer d’un amortissement bien plus ferme et qui ne pardonne rien sur route dégradée.

Non la Leaf elle fait dans la douceur, autre philosophie, voilà tout.

Pof! Premier freinage à l’E-Pedal…enfin…lever de pied en vrai.

La Leaf a stoppé net et je suis bien heureux de savoir que les feux de stop fonctionnent.

Un enfoncement au tiers de la course de la pédale d’accélérateur et zouuuuu ça prend de la vitesse rapide. On s’insère facile sans avoir à écraser l’accélérateur non.

Je soupçonne une belle marge de puissance mais le lieu ne se prête pas ici aux emballements excessifs.

essai ville et rocade toulousaine: 45 km et 3 heures

Parti de l’Est de Toulouse à Labège, Je vais traverser comme ça une partie de la ville en passant par les axes urbains presque aussi engorgés que la rocade.

Dans ce brouhaha, la Leaf s’en sort plus que bien et on oublie vraiment tous les tracas de l’automobiliste englué dans les embouteillages. Et puis on ne fait aucun bruit et in ne rejette pas de fumée non plus! En revanche on remarque bien les échappements du reste du traffic automobile, des deux roues thermiques où seuls quelques cyclistes casqués s’aventurent à grands renfort de sonnettes et de coups de guidon.

Je me faufile agile au volant de madame Leaf avenue de L’U.R.S.S, boulevard des Récollets sur le pont du Garigliano puis boulevard Déodat de Séverac puis tourne à gauche face au lycée des arènes pour remonter la route de Saint Simon.

Il faut lui reconnaître une vraie qualité à cette Leaf, celle de vous faire oublier les désagréments de l’automobile.

Tout n’est que calme et non je n’ai pas écrit luxe et volupté car ce serait mentir.

La leaf n’est pas cela, mais je m’y sens bien à chaque fois que j’ai l’occasion de la conduire et chaque fois qu’elle a l’occasion de me transporter.

Je lui reconnais des qualités dont l’E-Pedal est à mon sens un apport intéressant.

Une Pédale unique pour la conduite, c’est une pépite d’agrément dont l’apprentissage est question de dosage. Un peu comme peut l’être l’embrayage sur un véhicule à boîte mécanique. Et cet E-Pedal permet également de récupérer l’énergie à la décélération et au freinage.

Je garde le galet d’accès qui fait fonction d’accès main libre et démarrage sans clé. Il restera dans la poche intérieure de ma veste.

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le galet d’accès qui fait fonction d’accès main libre et démarrage sans clé

En repartant et avant de passer par la route d’Espagne, je prends cette photo qui me rappelle comment démarrer cette automobile électrique.

Et c’est pas du luxe parce que ça ne fait tellement pas de bruit au démarrage que le doute est permis.

Si, si.

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cette photo qui me rappelle comment démarrer cette automobile électrique
Je vous passe les minutes qui ont suivi pour me pencher sur l’autre aspect intéressant de cette Leaf 40 N-Conecta. Il est d’ailleurs identique à toutes les autres finitions du modèle de leaf 40, puisqu’il s’agit du moteur électrique.

Ces 40 kWh sont traduits en 150 chevaux, cela correspond à la puissance délivrée par le moteur. Et la vraie différence qu’il y a avec les moteurs traditionnels – essence ou diesel aussi appelés moteurs thermiques – c’est que la puissance est immédiatement disponible.

Donc en appuyant sur la pédale d’accélérateur on a immédiatement 150 ch disponibles.

J’ai pu le vérifier en roulant sur l’avenue Edouard Belin, suite à mon arrêt avant l’entrée sur le rond point. J’ai choisi de prendre la bretelle tout de suite à droite pour m’insérer sur la rocade.

C’est ici que souvent en quitttant mon travail, je prends la voie d’accélération avec mon véhicule thermique.

La poussée est nette, franche directe et totalement silencieuse au bruit des pneumatiques sur l’asphalte près.

Avec une accélération dosée de ma part.

Je ne vous raconte pas si j’enfonçais la pédale.

Je n’ai jamais essayé et n’essaierai certainement jamais.

Mais je vous garantis qu’il n’y a vraiment pas besoin.

Il y avait un mot dans les années 80 ou 90 pour décrire cette sensation: « ça arrache! ».

Oui voilà, ça arrache.

Collé au siège.

Siège qui dans ces conditions remplit honnêtement son office, même si j’apprécierai d’avoir un meilleur maintien aux épaules et un bien meilleur maintien lombaire également.

Mais voila là, je suis collé au siège.

On ressent bien la pression.

Et encore moi vous me connaissez maintenant, je ne suis absolument pas un fou du volant.

Je reste à 85 km/h là juste comme il faut.

Et je profite tranquille du silence et du confort de roulement.

Je regarde les courbes du ruban qui défile et Leaf me ramène délicatement jusqu’au 2286 route de Labège.

Voilà je me gare sur l’emplacement bleuté dédié au parking de cette Leaf.

Pile face à la borne de recharge rapide.

Et je prends quelques photos à la recherche d’informations sur la consommation énergètique des trois heures de conduite urbaine qui viennent de s’écouler.

Dans un premier temps je n’ai pas pu ou pas su trouver réellement dans les divers écrans où se situe cette pourtant précieuse indication. Une animation ou un diagramme en temps réel ce ne serait pas de refus.

Ah si j’ai bien trouvé cet indicateur de l’historique d’économie d’énergie. Renseignement pris auprès du Leaf France Café, c’est en fait bel et bien l’indicateur de consommation.

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Et la colonne verticale bleue qui dépasse de loin toutes les autres correspond à l’accélération pour m’insérer sur la rocade que je viens de vous décrire.

Puis ci-dessous la température de la batterie de traction.

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Une moyenne de 15,6 kWh / 100 km sur ces 45 km
45 kilomètres parcourus pour 16 % utilisés et pourtant il y avait 269 km d’autonomie estimée restante annoncée au départ (photo de gauche) et il y a 227 km d’autonomie estimée restante annoncée à l’arrivée. Il y a donc un gain de 3 km. Quel véhicule thermique englué dans le même embouteillage aurait pu en dire autant?
Simulation d’achat

Voici l’offre commerciale pour cette Leaf 40 N-Connecta 2019 à 38400 Euros neuve avec option peinture métal à 850 Euros. Après les diverses remises elle se voit proposée à 29300 Euros.

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Alors, je ne suis pas encore en capacité de déclencher un achat aussi important et à fortiori pour une automobile fut elle électrique. Mais rien ne vous empêche de le faire. Cependant me concernant, un modèle similaire d’ici deux ans et répondant aux critères décrits dans l’article ci-dessous intitulé: Mon VE de dans deux ans

Ça m’irait très bien.

Alors là je dis oui. Et je dis pas souvent oui.

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Conclusion, bilan..

Au départ de cet essai je m’étais persuadé que cette Leaf 40 N-Connecta allait m’emmener hors la ville et puis la circulation Toulousaine sursaturée d’un vendredi d’Octobre en a décidé autrement. Et presque heureusement à bien y réfléchir. J’ai pu littéralement apprécier d’être au milieu de la circulation urbaine. Si on m’avait dit que j’écrirai ça un jour…Alors croyez moi si vous vous dites que vous avez aimé les embouteillages ce jour là, c’est tout simplement que cette voiture est faite pour vous.

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